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Thinking Globalization Through Popular Culture
L’Atlantique noir
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La culture populaire « noire » Il y a tellement de choses à dire là-dessus… Stuart Hall remarque trois éléments qui seraient selon lui caractéristique de l’émergence de la culture populaire noire comme phénomène de l’histoire :

  • le style fait partie du contenu
  • pas logocentrique, fondé dans l’oralité
  • l’utilisation du corps

Mais ces observations, même s’ils expliquent des aspects importants de la culture populaire « noire »,  n’arrive pas à expliquer l’engouement pour la culture populaire « noire » Si on regarde de plus proche on se rend compte qu’ils représentent tout ce que l’occident a rejeté à travers la pensée Lumières

  • C’est comme si l’occident a besoin de l’identité noire pour renforcer sa propre identité
  • C’est à dire pour comprendre le « je ne sais quoi » de la culture noire, il faut situer cette culture dans sa rencontre avec l’occident…

Paul Gilroy

 

Version française de “Black Atlantic”

 

“Black Atlantic” L’Atlantique noir comme espace mais aussi comme concept: Refaire les frontières des régions historiques et géographiques

  •             Application des études culturelles a l’histoire culturelle du monde Atlantique
  •             Réorientation de l’étude de modernité
  •             Imaginer si les régions étaient définies non pas par la terre mais par l’eau…

Gilroy s’intéresse principalement à la « double conscience »: La notion de “double conscience” vient de W.E.B. Dubois (1868-1963)

  • sociologue, historien, militant pour la cause de l’égalité raciale
  • premier noir américain à obtenir un doctorat de l’Université de Harvard
  • co-fondateur du NAACP (National Alliance for the Advancement of Colored People)

The term « double consciousness » republished in his collection of essays, The Souls of Black Folk. He spoke of “this sense of always looking at one’s self through the eyes of others, of measuring one’s soul by the tape of a world that looks on in amused contempt and pity” (“Of Our Spiritual Strivings,” p. 2), and of a two-ness, of being “an American, a Negro; […] two warring ideals in one dark body, whose dogged strength alone keeps it from being torn asunder” (loc. cit.).

http://www.npr.org/2011/02/09/133623714/honoring-leading-thinker-w-e-b-dubois

The concept of Du Boisian “double consciousness” has three manifestations. First, the power of white stereotypes on black life and thought (being forced into a context of misrepresentation of one’s own people while also having the knowledge of reflexive truth). Second, the racism that excluded black Americans from the mainstream of society, being American or not American. Finally, and most significantly, the internal conflict between being African and American simultaneously.  [Wikipedia, March 30, 2009]

Gilroy va explorer cette double conscience non seulement comme condition politique ou psychologique, mais comme condition historique, comme étant un vecteur de la modernité…

Interview : http://www.darkmatter101.org/site/2007/05/07/paul-gilroy-in-conversation/ I think there is a loss there and it is a loss that asks some tough questions about the way in which African American cultures supplies the sound track to globalisation. What counts as American culture in the world is very often, if not always, derived from African American forms and styles. My book asks questions about that and then says, well, “What comes after that?”

 

Josephine Baker :  “The First Black Superstar”

  • Née en 1906 à St. Louis dans l’État de Missouri aux États-Unis
  • Formation artistique dans les numéros de vaudeville et le jazz “hot” de l’époque
  • Elle va arriver à New York pour faire partie d’un des spectacles les plus populaires à l’époque : « Shuffle Along »,

C’est là qu’elle se fait découvrir par Caroline Dudley Regan, femme de l’attaché culturel de l’ambassade américain de Paris, une femme entrepreneure qui voulait faire une version Shuffle Along pour faire des tournées, répondre à la négrophilie de l’époque en Europe.  Et comme dans l’histoire cendrillon, elle va avoir sa première chance quand la vedette tombe malade…

Josephine Baker: “Citoyenne du monde”?

 

Elle est souvent représenté comme impulsive et immature, mais certains biographes démontre un personnage plus complexe:

  •             Perfectionniste, bon sens artistique mais aussi des affaires
  •             Intelligence, bonne maitrise du français, grande lectrice
  •             Provocatrice, et très concernée par les injustices raciales et de genre

En France d’entre-guerre il y a une fascination profonde avec la culture des noirs américains (la négrophilie) de façon pour certains artistes c’est en Europe qu’ils vont devenir célèbre… Engagée dans l’effort de guerre en France à la fin des années 1930 et dans la lutte contre le racisme une fois au retour aux États-Unis:

  • articles sur la ségrégation dans les industries du spectacle
  • lettres de soutien pour MLK, participé à la marche sur Washington en 1963
  • sera demandé de prendre la place de MLK après sa mort à la tête du mouvement

L’appropriation de la culture « noire » dans la culture populaire

Blanchissement:

L’orchestre Benny Goodman “Sing Sing Sing” (1937)

L’orchestre Glenn Miller « In the Mood » (1946)

Pat Boone “Tutti frutti” (1957)

Elvis Presley “Tutti Frutti” (1956)

 

“Blacking It Up”

Qu’est-ce qui se passe à Détroit?

Kid Rock “American BadAss”

White Stripes “Blue Orchid”

Eminem:  “Without Me”

Le phénomène “wigga”

http://youtu.be/qW4hV_jxZ5Y

 

 

Mois de l'histoire des Noirs

http://www.moishistoiredesnoirs.com/index.php/fr/

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